Bien débuter avec les mantes

2 Mar, 2018

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Bien débuter l’élevage de mantes exotiques

 


1] Morphologie

Afin de bien débuter l’élevage de mantes, commençons par le début :p
La Mante est un insecte ou hexapode qui appartient à l’ordre des Mantodea, même si elle est comptée anciennement dans l’ordre des Dictyoptères.
Elle possède donc 6 pattes, deux sont appelées « ravisseuses ». Ces dernières sont situées à l’avant, et servent à se déplacer, mais surtout à attraper toutes sortes de proies.
La mante est avant tout un prédateur, et se nourrit donc d’autres organismes, à 90% d’insectes et d’arachnides, mais elle peut également, pour les plus gros spécimens, se nourrir de petits reptiles ou de petits rongeurs voire même de petits poissons (cas extrêmement rares et plutôt pratiqués en élevage).
Elle est également cannibale, ainsi il vaut mieux éviter de les maintenir ensemble sous peine de voir leur nombre se réduire. Néanmoins, le taux de cannibalisme varie en fonction des individus, du sexe, mais aussi des espèces, qui pour certaines l’élevage en groupe est possible, mais le risque 0 n’existe pas.

Sa vision est d’une extrême sensibilité, puisqu’elle repère ses proies et ses congénères au moindre geste. La mante adulte possède une paire d’élytres, qui protègent une paire d’ailes, permettant aux mâles de bien voler, mais seulement de planer pour les femelles en général, et pour celles qui en possèdent. Les élytres et les ailes ont aussi un autre rôle, celui de prendre la fameuse posture d’intimidation pour effrayer d’éventuels prédateurs.

Elle est très connue pour le fait de manger « son époux » après l’accouplement. 2500 espèces valables sont recensées dans le monde, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, mais aussi de toutes les formes, car la mante a la faculté d’imiter son environnement, c’est ce que l’on appelle le mimétisme.
L’espèce la plus répandue en Europe, surtout sur le pourtour Méditerranéen, est l’espèce Mantis religiosa, mais on compte 8 espèces en France, ce qui est très peu par rapport à certains pays tropicaux dont le nombre d’espèces dépasse la centaine et dont une certaine partie est sans doute encore inconnue. Son nom vermiculaire est la Mante religieuse, du fait de la position des pattes ravisseuses qui sont repliées et lui donnent l’impression de prier. Mais ce nom pourrait être attribué à toutes les espèces de mantes qui parcourent la planète, car toutes possèdent cette étrange position de repos. La mante possède une tête, un thorax, et un abdomen, qui sont les éléments généraux d’un insecte.

 

2] Paramètres à prendre en compte

L’élevage d’insectes est souvent considéré comme plus simple que l’élevage des reptiles, cependant il y a les mêmes paramètres à prendre en compte.
En effet, les arthropodes exotiques vivant principalement dans des régions tropicales, leurs conditions de vie en élevage doivent être similaires à celles existant à l’état sauvage.
Il faut également un terrarium adapté à la taille de l’insecte, lui fournissant tous les besoins nécessaires pour qu’il grandisse dans les meilleures conditions, à savoir, des supports et un substrat adéquats. La température, l’éclairage, l’hygrométrie et l’aération sont les principaux facteurs à prendre en compte.
Par ailleurs, il faut apporter une nourriture adaptée à chaque espèce et aux différents stades de sa vie, il est vivement recommandé d’avoir un élevage de proies en parallèle à celui des mantes.
Cependant l’adoption d’une mante reste facile, même avec un faible niveau de connaissance. Il n’y a pas la même approche entre maintenir un individu, et faire des cycles de reproduction qui s’avère plus complexe. De plus certaines espèces sont recommandées pour débuter car elles sont moins contraignantes, et il y en existe pour tous les goûts !

 

Une partie de l’élevage de Mantis passion, On y voit les différents modèles de terrariums utilisés, avec substrat et végétation

 

A] Choisir un terrarium adapté

Plusieurs caractéristiques sont à prendre en considération pour qu’un terrarium soit adapté à son hôte.

Premièrement, l’espace doit être suffisant :
Pour le maintien d’un seul individu, il faudra prendre en compte sa taille, sans oublier que si c’est une jeune il va grandir, et qu’il faut changer son habitat au cours de sa vie.
On peut maintenir une mante du premier au dernier stade de sa vie dans le même terrarium mais cela est relativement contraignant et nous allons voir pourquoi.
Plus le terrarium est grand plus la mante a de l’espace et peut se déplacer, mais moins elle trouve ses proies. En effet si l’on met une mouche dans un bocal d’1L ou dans un terrarium de 45x45x45cm, la probabilité de rencontre entre la mouche et la mante n’est pas la même et est plus grande dans le cas du bocal, sachant que la mante préfère attendre qu’une proie éventuelle passe à sa portée plutôt que de lui courir après.
Donc l’espace doit être suffisamment grand pour éviter un stress éventuel lié à une mobilité réduite et à la concentration de proies mais pas trop pour favoriser la chasse.
Pour cela, la largeur et la longueur doivent être assez importantes pour que l’insecte puisse tenir dans sa longueur et la hauteur par deux à trois fois et doit être suffisantes pour que l’insecte puisse muer correctement.

Deuxièmement, il doit contenir un substrat et des supports/plantes :
Le substrat est une source essentielle d’humidité grâce à l’évaporation, il permet aussi de « récupérer » les différents rejets comme les excréments et les déchets alimentaires. Celui-ci favorise également de tenir des supports indispensables comme des brindilles ou des plantes, permettant à vos insectes de se déplacer et de pondre. Enfin cela permet de mieux respecter les conditions naturelles dans lesquelles il y a toujours un substrat. L’équilibre substrat + plante est très intéressant pour le taux d’hygrométrie et le recyclage de l’air.


Troisièmement, il doit permettre une aération adaptée aux besoins de chaque espèce :
Ce critère est souvent négligé alors qu’il est sans doute le plus important. Un manque d’aération peut tuer rapidement une mante qui préfère les espaces dégagées et aérées sans quoi la prolifération de germes et de bactéries n’en est que favorisé.
Une aération sur le dessus du terrarium doit toujours être présente grâce à une moustiquaire ou à une grille ce qui permet également à vos protégés de s’accrocher. Une aération en plus sur le côté est recommandée. Pour plus d’informations veuillez retrouver une fiche technique dédiée à ce paramètre en cliquant ici

En outre, il doit fournir une bonne visibilité pour qu’on puisse voir l’insecte. Il doit de ce fait, comporter une partie transparente, que ce soit en plastique ou en verre.

B] Éclairage, température et hygrométrie, trois facteurs liés

L’éclairage est important pour tous les stades de vie des mantes, mis à part pour les œufs, car il stimule leur activité générale. Celui-ci peut être assuré dans un premier temps par une fenêtre qui donne une luminosité naturelle de base, mais surtout par divers éclairages à placer au-dessus des terrariums. Ces derniers sont rarement placés directement dans les terrariums car les mantes ont tendance à se brûler les antennes dessus, voir les pattes.
Différents éclairages peuvent être utilisés sachant que certains peuvent en même temps fournir la chaleur requise. Un article dédié aux éclairages pour plus de clarté est disponible ici [Voici un petit tableau récapitulant les avantages et inconvénients de plusieurs types d’éclairages, il est important de retenir que l’on peut mixer deux types d’éclairages pour avoir le plus d’avantages possibles :]

La température peut être fourni par différents moyens, le plus adapté étant par un chauffage général et/ou des lampes chauffantes. Il est préférable d’éviter tapis chauffants et câbles chauffants.

Le taux d’humidité ou hygrométrie est adapté grâce aux vaporisations pour abreuver et permettre aux mantes de se nettoyer mais aussi par l’arrosage du substrat qui augmente aussi le taux d’humidité par évaporation. La plupart des espèces étant tropicales, le taux d’hygrométrie idéal se situe aux alentours de 60% en journée et entre 80 et 100% la nuit.

 

C) Alimentation

Du fait d’une large différence de tailles entre les espèces mais aussi entre les stades larvaires de celles-ci, il faut pouvoir proposer des proies adaptées, ni trop grosses ni trop petites.
C’est pourquoi, dans le cas d’un élevage conséquent, il faut avoir un panel varié.
Une fois la taille respectée, il faut prendre en compte son accessibilité : par exemple, les coléoptères ne seront pas une bonne proie car ils sont beaucoup trop résistants et peuvent abîmer les mandibules des mantes ; il en va de même pour tous les insectes susceptibles de piquer ou de mordre leur prédateur, comme les guêpes, les arachnides, les fourmis ou encore de grosses sauterelles, comme la Tettigonia
viridissima. Même si les mantes savent s’adapter à leurs proies, autant éviter d’éventuels dangers ; même si certaines espèces comme Plistospilota
guineensis ou même Hierodula
majuscula peuvent ne faire qu’une bouchée d’un gros orthoptère.

Enfin, il faut que la mante puisse atteindre sa proie car si certains individus se déplacent pour chasser, d’autres ne font pas cet effort.
C’est pourquoi les proies volantes sont très intéressantes car elles vont directement se faire prédater en volant à hauteur des mantes.
Ainsi, pour les juvéniles de moins de 2cm sont utilisées des drosophiles dont l’élevage est très facile à réaliser, qui volent et dont la chair est molle et facile à ingérer. On peut utiliser des collemboles ainsi que des pucerons en complément pour les plus petites espèces. Des mouches, essentiellement, ainsi que des blattes sont données aux mantes de 2 cm et plus. Les mouches sont très adaptées car encore une fois elles vont directement se faire chasser en se déplaçant ; elles sont même utilisées pour des grosses espèces plus peureuses, désintéressées par des proies non volantes comme les Empusidae mais aussi un grand nombre d’Hymenopodidae
Les blattes sont utilisées en complément pour les plus gros individus et les espèces les plus voraces, principalement les Mantidae.

La distribution des repas se fait régulièrement. Plus les mantes sont à des stades avancés, moins elles ont besoin de s’alimenter souvent ; c’est donc les plus jeunes qui seront nourris le plus souvent.
Plus de détails sur l’alimentation et sur la façon de nourrir ses mantes ici.

 

3] Croissance

La mante naît d’un œuf parmi un amas d’autres que l’on appelle oothèque. Celle-ci est d’une forme unique par espèce même si certaines sont très similaires, il en existe de toutes les couleurs. Pour les espèces tropicales, les mantes naissent après 2 à 12 semaines d’incubation, mais pour les espèces habitant dans un milieu tempéré, comme la Mantis religiosa, l’incubation dure d’Août-Octobre à Mai-Juin, donc environ 9 mois ; l’oothèque doit traverser la période hivernale, où les petits, appelés aussi juvéniles ou larves, voient leur développement s’arrêter, jusqu’à ce que les températures soient plus élevées. En revanche, lorsque l’oothèque est placée à une température suffisante (de 20 à 30°C) pendant toute l’incubation, les petits sortent au bout de 6 à 8 semaines. Après quelques heures de « séchage » c’est-à-dire de solidification de son exosquelette, le bébé mante commence à chasser toutes proies à sa portée et respectant une certaine taille. Le cannibalisme au premier stade est infime, la probabilité étant inférieure à 1% mais celui-ci augmente grandement dès le second stade, et davantage tout au long de la croissance.
Un individu mue entre 6 à 10 fois environ en fonction de l’espèce et du sexe ; plus l’espèce est grande plus le nombre de mues est important. Les mâles font généralement une mue de moins que les femelles, et pour les espèces dont le dimorphisme sexuel est important cela peut aller jusqu’à 4 mues de différence.
L’exuviation ou mue est une étape très délicate pour la mante qui prend entre 5 à 60 minutes en fonction du stade, la dernière étant la plus longue car il y a le déploiement des ailes en sus. La mante arrête de s’alimenter quelques jours à quelques heures avant cette étape et cherche généralement un emplacement en hauteur pas trop proche du sol pour muer de façon vertical, puis s’immobilise et se prépare. Il faut compter en hauteur plus du double de l’individu lorsqu’il sort de sa peau sous peine de se heurter au sol ou divers supports qui pourraient la bloquer. Un taux d’humidité et un niveau d’aération plus conséquents sont davantage importants pour cette étape critique. C’est souvent durant cette étape que l’on peut perdre sa mante en cas de blocage, de choc, de chute, d’attaque d’un autre congénère ou une déstabilisation du a une proie qui passait par là…

Pour différencier ces différentes étapes entre chaque mue, appelées stades, il existe des codes :
L1= Larve stade 1 -> jeune qui sort d’un des œufs contenu dans une oothèque, c’est le premier stade larvaire.
L2= Larve stade 2 -> jeune L1 qui a effectué une mue et qui est donc au deuxième stade larvaire.
L3= Larve stade 3 -> jeune L2 qui a effectué une mue et qui est donc au troisième stade larvaire.
etc…


Magnifique illustration de Piotr Naskrecki présentant les différents stades pour le genre Tenodera


Le jeune individu est appelé aussi juvénile, et l’individu au stade final est appelé adulte ou imago. Le stade précédant le stade final est appelé stade sub adulte, ou on peut dire un individu sub imago (moins courant). Le stade qui précède le stade sub adulte, est appelé subsub adulte, ou on peut dire un individu subsub imago. Enfin la dernière mue est appelée mue imaginale (mue vers l’imago, de sub adulte à adulte).
Il y a différents moyens pour savoir qu’une mante prépare une mue. En effet, celle-ci cesse de s’alimenter et reste immobile avec les pattes ravisseuses ballantes. Pour les stades subsub et subadultes, on distingue bien cette future étape car les fourreaux alaires gonflent et sont très colorés, c’est dans ceux-ci que sont recroquevillées les ailes qui, lors de la dernière exuviation, se développeront.
Photo

Comme pour l’incubation, la vitesse de développement des larves dépend de la température : plus la température sera élevée, plus les juvéniles grandiront vite ; ils pourront, si la température est excessive selon l’espèce et son habitat, donner des adultes plus petits qu’à l’origine. Mais d’autres facteurs entrent en jeu, comme l’abondance, la diversité et la qualité de la nourriture. Une mante se nourrissant souvent, avec un régime alimentaire très varié, se développera mieux, et donnera un imago de qualité, grand et robuste. La dernière exuviation est souvent critique car il faut plus de place pour l’individu, (il faut compter 3 fois la mante en hauteur pour être sûr que celle-ci ait la place de muer correctement), du fait de sa grande taille et parce qu’elle doit déployer ses ailes.
L’identification du sexe peut se faire dès le 4ème stade de façon certaine, et chez certaines espèces, il est possible de le faire plus tôt. Les femelles possèdent 6 segments abdominaux alors que les mâles en possèdent 8, comme pour les blattes.
Plus tard, d’autres moyens peuvent être pris en compte, comme la largeur de l’individu qui est souvent plus imposante pour les femelles, la longueur des antennes qui est plus importante chez les mâles ; pour certaines espèces, le mâle est plus petit, parfois même carrément minuscule par rapport à la femelle. D’autres critères sont également repérables comme la forme du thorax ou le nombre d’excroissances foliacées chez les Hymenopodidae, par exemple.

On identifie une mante adulte au développement de ses ailes lors de la dernière mue, sauf pour les quelques espèces dont les femelles sont microptères ou aptères. Dans ce cas c’est le développement des organes génitaux qui indique le stade adulte.

4] Reproduction

L’accouplement est délicat, car le mâle doit se méfier afin de ne pas être considéré comme une proie par sa partenaire ; c’est pourquoi il essaye de garder une certaine distance pour s’envoler sur la femelle, tout en espérant ne pas rater la position d’arrivée souhaitée. Il risque d’atterrir à côté ou de faire mal à sa partenaire. Il peut donc prendre beaucoup de temps à se risquer vers la femelle, souvent par l’arrière. C’est après généralement deux semaines, pour chacun des partenaires, et, après avoir été bien nourris, que la femelle est présentée au mâle. Celui-ci est disposé sur des terrariums, puis la femelle est placée à quelques centimètres devant lui. Je lui détourne parfois l’attention en lui présentant une proie, ce qui la fait bouger et permet à son partenaire de la repérer

Bien sûr, pour les espèces maintenues ensemble, le processus se fait tout seul, mais j’aime bien garder les individus par sexe car les mâles finissent par s’habituer aux phéromones et à la présence des femelles et sont moins attirés. Une fois le mâle sur la femelle, le plus dur est fait ; il doit maintenant « reprendre ses esprits » et essayer de faire entrer ses organes génitaux au contact de ceux de sa partenaire afin de déposer un spermatophore (sac contenant une grande quantité de spermatozoïdes). Ces derniers vont se diriger dans la spermathèque (réservoir à spermatozoïdes), en attente des futures pontes ; ainsi la femelle n’a pas besoin de s’accoupler après chaque ponte.
L’accouplement dure entre 3 et 20 heures (contacts génitaux), mais le mâle peut rester très longtemps sur la femelle, avant comme après le contact génital. Pour être sûr que l’accouplement a bien fonctionné et que les deux partenaires étaient bien prêts, je place le couple dans une boîte sans substrat, afin de récupérer le spermatophore qui est éjecté quelques minutes à deux jours après l’accouplement.

Il est généralement de couleur blanc/transparent avec parfois des reflets roses ou bruns. Cependant, la femelle peut également le manger et se nettoyer les parties génitales, cas fréquent chez Rhombodera basalis, par exemple. Le fait de trouver le spermatophore offre une chance accrue sur la réussite d’un accouplement. La femelle a besoin d’être bien nourrie par la suite, et un apport en eau plus élevé est souvent apprécié pour faciliter la ponte qui se produit de quelques jours à plusieurs semaines après l’accouplement.
La femelle, en fonction des espèces, peut pondre de 3 à 20 oothèques. A noter qu’une femelle non fécondée pondra aussi, mais des oothèques déformées et en moindre quantité, sauf pour les espèces pratiquant la parthénogénèse, qui ne donnent naissance qu’à des femelles. Les oothèques sont de formes variables, composées d’une mousse plus ou moins dure ressemblant à du polystyrène. La taille des oothèques varie selon la quantité et la qualité de la nourriture que pourra se procurer la mère. En effet, une femelle plutôt maigre avant un accouplement n’hésitera pas à se nourrir de son partenaire, riche en calories, avant ou après copulation, pour le bien de sa progéniture. En revanche, celle-ci bien nourrie, ne portera pas d’attentions hostiles auprès du mâle. C’est l’instinct de survie. L’humidité apportée dépend des espèces, mais généralement garder un substrat humide suffit pour incuber et obtenir l’éclosion des œufs. Le nombre de petits varie selon les espèces, il en va d’environ 10 à près de 400.

 

5] Hygiène et maladies

Les maladies, chez les mantes, sont malheureusement peu connues et sont souvent détectées lorsque que celles-ci sont proches de l’agonie. La plus répandue et la plus simple est la diarrhée qui n’est pas forcément fatale, mais montre un problème de digestion/d’infection bactérienne suite à une ingestion; elle s’accompagne également de rejets buccaux. On le remarque facilement car on voit des déjections liquides sur les parois. Il faut alors nettoyer et désinfecter le terrarium. Souvent liées à une ingestion, d’autres maladies font pourrir la mante; dans ce cas l’individu est malheureusement condamné. Tous les stades, excepté les œufs, sont touchés dans ces différents cas. Les œufs, quant à eux, peuvent être parasités par de petites guêpes ou des vers parasitaires.
Une autre affection est la perte de membres ou de parties de ceux-ci. Un individu qui perd une patte, par exemple, pourra la voir repousser si celui-ci n’est pas adulte, car c’est seulement au cours des mues que ces éléments se régénèrent. Ce n’est généralement pas grave si ce n’est qu’une partie du membre ; en revanche, s’il s’agit de plusieurs pattes, la mante n’arrivera plus à s’accrocher et aura donc de grandes chances de mourir. Des nécroses surviennent parfois suite à une blessure, c’est souvent fatal mais pas toujours ; on ampute le membre nécrosé (s’il s’agit d’une patte), ou on donne du miel qui est fortement bénéfique pour les mantes grâce à ses nombreuses enzymes et ses propriétés anti bactériennes. Un petit emplacement est prévu toutefois pour placer les mantes « malades » et les soigner à part des autres individus.

 

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18 Commentaires

  1. C’est l’article le plus clair et le plus exhaustif qu’il m’est arrivé de lire, pourtant je suis passionné et j’en ai lu un paquet sur le sujet.
    J’espère que vous le finaliserez enfin !

    Réponse
  2. Bonjour,Comment éviter une rétention d’oeufs chez les mantes?

    Réponse
    • Bonjour,
      On peut favoriser la ponte en abreuvant davantage la mante, en la stressant le moins possible (éviter les mouvements, l’omniprésence des proies), fournir des supports (branches), et enfin surtout : croiser les doigts =)
      Amicalement

      Réponse
  3. Bonjour, comment puis je donner du miel a ma mante ? Sur un fruit, un insecte? Un morceau de bois? Merci

    Réponse
    • Bonjour,

      Avec un cure-dent par exemple, ou autre petit support. Pensez bien à le mélanger avec un peu d’eau =)

      cordialement

      Réponse
  4. Bonjour, je cherche sans succès de l’information sur l’intervalle de temps entre les mues… j’ai une oothèque qui vient d’éclore cet avant-midi, j’lui recueilli quelques spécimens et relâchés les autres dans la nature, mais j’aimerais en savoir un peu plus sur leur croissance afin de surveiller leur évolution! Merci! 🙂

    Réponse
    • Bonjour,

      Elles effectuent une mue tous les 15 jours environ, pour devenir adulte en Août =) mais cela peut varier en fonction des conditions de maintien, et de l’alimentation !

      Réponse
  5. Bonjour, j’ai récupéré une mante religieuse qui était accroché sur ma porte fenêtre, je suis dans le département de la Meuse (chez nous il fait pas très chaud), j’avais l’impression qu’elle était morte car elle bougeait plus, je l’ai mis dans un vieux terrarium avec un peu de terre des branches et de l’eau.
    2 jours après elle a pondu son gros œuf allongé blanc.
    Que me conseillez-vous pour sa survie et celle de ses petits, je les remettrai dans la nature au printemps.
    Bien cordialement.
    Laurent

    Réponse
    • Bonjour, Il est recommandé de faire hiberner l’oothèque, c’est à dire de la laisser dehors et les petits naitront aux alentours de Mai 2021 =)

      Réponse
      • Bonjour, je suis en train de réaliser un terrarium pour plantes carnivores et orchidées donc avec un substrat significativement acide, à base de sphaigne. Cela pourrait-il constituer un habitat adéquat pour une mante ?
        Cordialement

        Réponse
        • Bonjour, oui sans soucis après il faut voir quelles plantes carnivores pour ne pas incommoder la mante 🙂 il faudrait déjà un stade avancé pour éviter tous les pièges (tomber, coller, se faire enfermer etc) des plantes carnivores.

          Réponse
  6. Bonjour,
    J’aimerais me lancer dans la Mante Religieuse mais je vais essayer de penser à toutes les pires situations.
    C’est pour cela que j’aimerais savoir si il y aurait un moyen de rafraîchir le terrarium en cas de forte canicule l’été ?
    À pars cela super site.

    Réponse
    • Bonjour

      Oui en ajoutant un ventilateur, en utilisant une clim ou simplement un endroit plus frais (cave ou garage par exemple) vous êtes de quelle région ? Merci ☺️

      Réponse
      • Merci, pour votre réponse aussi rapide.
        Je suis de la region parisiennes dans une vallée donc l’été peut parfois être très lourd.

        Réponse
  7. Bonjour, un livre à me recommander pour en apprendre plus sur les mantes ou leur élevage ?
    Je débute !

    Merci pour ce que vous faites

    Réponse
  8. Bonjour !
    Concernant le miel, il faut l’appliquer sur la partie qui se nécrose (à l’aide d’un cure-dent par exemple) c’est bien cela ? Il ne faut pas le donner à manger à la mante (en badigeonnant ses proies avec par exemple) ? Merci d’avance pour votre réponse, ma mante a un bout de patte en moins et le moignon devient noir.
    Ah oui autre question: peux t on donner des vitamines à la mante et si oui existe elles et sous quelle forme (je pense aux poudres dans lesquelles on met les proies pour les batraciens par exemple). Etant donné que c’est un insecte fragile (je trouve, comparé aux phasmes) cela peut être une bonne idée non ?
    Merci encore de votre réponse.

    Réponse
    • Bonjour, oui vous pouvez en mettre un peu directement. Et aussi en alimentation mais le plus adapté et de nourrir vos mouches avec par exemple ☺️ non vaut mieux éviter les vitamines, nourrisse bien vos proies pour augmenter leur valeur nutritive suffit amplement

      Réponse

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